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Etat : Publiée
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CDMV : 2010.2.1 : statuette Rabelais ; Baffier, Jean-Eugène

OC_2010 0003

Identification ^Haut^
Préfixe musée CDMV
N° d'inventaire 2010.2.1
Type de bien Collection du musée
Statut juridique propriété du département
Situation En réserve
Désignation ^Haut^
Discipline Beaux-arts
Domaine musée sculpture
Dénomination statuette
Titre Rabelais
Création-Exécution ^Haut^
Auteur-exécutant Baffier, Jean-Eugène  Voir la fiche liéeOuvrir la notice dans une nouvelle fenêtre (sculpteur)
Epoque Epoque contemporaine 1792 à aujourd'hui
Date de création-exécution Entre 1886 et 1911
Genèse oeuvre en rapport
Précisions sur la genèse - Un modèle en plâtre patiné de dimensions similaires est conservé au musée du Berry à Bourges. Cet exemplaire - qui pourrait être le plâtre original - est signé mais non daté. Les archives privées de Louis Marin mentionnent la date de 1890 qui correspondrait à la date à laquelle fut exposé un buste en bronze de Rabelais au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il s’agit vraisemblablement du même modèle, voire de ce tirage-ci en fonte au sable si l’on considère que les deux datations sont ciselées et non fondues et que ce bronze est à ce jour l’unique exemplaire connu. Ce bronze ne porte pas de cachet de fondeur. Toutefois les œuvres de Baffier ont été essentiellement fondues par la Maison Siot-Decauville active de 1883 à 1926 (Perzinska étant associé à Edmond Siot jusque vers 1891, aucun cachet ne subsiste pour cette période de collaboration).
- L'Historial de la Vendée conserve une statuette de Rabelais par Pierre Hébert fils (CDMV. 2015.5.1)
Utilisation ^Haut^
Découverte ^Haut^
Description ^Haut^
Précisions sur la description Rabelais est représenté ici coiffé d’un bonnet carré, le buste posé sur un livre dont la tranche figure au revers. Un pan du vêtement, une plume, des feuilles de vigne et une grappe de raisin couvrent partiellement cet attribut. La face antérieure de la terrasse porte la mention « RABELAIS » en lettres capitales fantaisistes. A dextre, sous l’épaule gauche, figurent la signature « J. Baffier » et la date « 1886 » ainsi que sur la tranche de la terrasse la date du « 29 janvier 1911 » qui pourrait correspondre à la date où l’œuvre fut offerte (et non au tirage) car l’inscription semble ciselée et non imprimée dans le bronze lors de l’opération de fonte. Il en va de même de la datation « 1886 » qui semble elle-même ciselée et donc ajoutée a posteriori à la fonte.
Matières et techniques bronze (cire perdue)
Dimensions H. 250mm ; l. 70mm ; P.70mm
Inscription(s) Rabelais (devant) ; J. Baffier 1886 (côté du piédouche) ; 29 janvier 1911 (côté du socle) (sur le socle)

En-tête personne Rabelais, François  Voir la fiche liéeOuvrir la notice dans une nouvelle fenêtre
Précisions sur les personnes représentées Né d’un père avocat, il entra au couvent franciscain de la Baumette aux portes d’Angers vers 1509. Au bout de dix années d’apprentissage, devenu moine cordelier et prêtre, ses supérieurs, constatant l’exceptionnelle valeur intellectuelle de « frère Rabelais » décidèrent de l’envoyer (vers 1519), parfaire sa formation théologique dans un des couvent les plus important dans la hiérarchie de l’ordre, Puy-Saint-Martin à Fontenay-le-Comte (alors capitale du Bas-Poitou). C’était sans doute dans l’esprit de ses supérieurs l’ultime étape nécessaire pour son entrée à la Sorbonne afin qu’il pût devenir une figure de proue pour son ordre. A la fin de l’année 1520, Rabelais était à Fontenay-le-Comte. Il y fit la connaissance du moine cordelier Pierre Amy helléniste distingué, qualité très rare à cette époque, avec lequel il apprit le grec. Il devint ainsi un membre actif du nouveau courant de pensée que fut alors l’humanisme : l’homme et son épanouissement comme fin, par « le goût de l’antique et de l’esprit moderne », partir des textes antiques bruts et en extraire « la substantifique moelle » comme Rabelais le dit plus tard dans son prologue de Gargantua. Enfin la preuve irréfutable de sa présence à Fontenay-le-Comte nous est donnée par la lettre qu’il écrivit le 4 mars 1521 à l’éminent humaniste Guillaume Budé (1467-1540) propagateur du grec en France, diplomate pour le roi et instigateur du Collège de France (1530) de François Ier. Encouragé par la réponse que lui fit Budé, il persévéra et se lança dans l’étude du droit romain, Fontenay-le-Comte était alors le lieu idéal, comptant nombre de légistes et d’homme de lettres aussi versés dans l’hellénisme (Tiraqueau, Cailler, Brissot, Brisson, Colin, Goguet…) qu’il fréquenta assidument. Au Puy-Saint-Martin, Rabelais accumule en silence une érudition encyclopédique. Devant un début de répression intellectuelle de son ordre, l’Eglise de l’époque étant effrayée par la contagion des idées de Luther alors soutenue en partie par les humanistes européens, Amy et Rabelais décident de quitter leur couvent. Rabelais va même beaucoup plus loin puisqu’il demande et obtient de Clément VII (par l’entremise de son puissant évêque Geoffroy d’Estissac, qui apprécie fort sa grande culture et son ouverture d’esprit) de quitter les Franciscains pour l’ordre beaucoup plus ouvert culturellement des Bénédictins. En 1524, il devint le secrétaire particulier (et précepteur du neveu) du 16e évêque de Maillezais Geoffroy d’Estissac (1518-1543) autre figure intellectuelle de la région et personnage dont la famille était proche du roi. Son nouveau statut (à l’inverse de sa situation monacale de Fontenay-le-Comte) lui donna l’occasion d’accompagner Geoffroy d’Estissac dans ses nombreux déplacements et voyages, il parcourut alors de long en large et en tous sens, le Poitou. Cela lui permit de rencontrer les habitants de la province poitevine et d’en observer et connaître leur mode de vie. Rabelais quitte Maillezais en 1528 et entreprend une sorte de « tour de France de la culture » pour élargir ses connaissances (après le droit à Poitiers) dans les universités de Bordeaux, Toulouse, Bourges, Orléans. On retrouve dans Pantagruel et Gargantua une cinquantaine de noms de lieux poitevins ainsi qu’une description précise de la flore, de la faune, des mœurs, de la production artisanale, des traditions, des légendes et l’emploi du parler de la province dont il devint familier. Curieux de tous les aspects de l’homme et doté d’un sens aigu de l’observation, mêlé à la foule, il regarde le déroulement des foires (dont celle de Fontenay-le-Comte). Commerçants, négociants, acheteurs, animaux, comportements et attitudes, tout l’intéressa. L’œuvre de ce grand intellectuel (un des grands de la culture et de l’histoire de France) qu’est Rabelais est aussi un témoignage de grande importance et de qualité sur la vie en Bas-Poitou en cette première moitié du XVIe siècle.
Description spécifique ^Haut^
Localisation ^Haut^
Emplacement de référence Lucs-sur-Boulogne (Les)  /  Musée d'histoire de la Vendée  /  Réserve  /  zone H  /    
Régie ^Haut^
Droits-Diffusion ^Haut^
Statut Libre de droits
Diffusion de la notice Publique
Copyright de la notice Historial de la vendée, Conseil Départemental de la Vendée
Mention des droits Droits réservés ; libres sur Joconde
Documentation ^Haut^

Liens

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Creation : Saisi par ATHMUScarmela (23/07/2010)

Modification : Modifié par carmela (15/12/2020)

Verification : Visé par CAILLEAU - Violaine - violaine - (01/06/2016 10:35:35) uk :2000002138